La Bataille Générale Canadiens - Nordiques du Vendredi Saint
Pour les Québécois, la rivalité entre les Canadiens de Montréal et les Nordiques de Québec fut l'un des faits marquants de la décennie 1980 et du début des années 1990, un évènement qui divisa littéralement la province en deux clans. Lorsque les Nordiques firent leur entrée dans la LNH, la table était mise pour ce qui fut l'une des plus grandes rivalités de l'histoire de la ligue. Car elle était absolument inévitable. Les villes de Montréal et de Québec ont toujours eu entre elles une rivalité historique, les deux clubs étaient la propriété de brasseries concurrentes et si l'uniforme rouge et le nom des Canadiens étaient associés au fédéralisme, l'uniforme bleu et les fleurs de lys des Nordiques avaient une saveur beaucoup plus nationaliste, une fièvre qui, depuis quelques années, enflammait une bonne partie du peuple Québécois. Car cette rivalité fut bien plus qu'une rivalité sportive - elle avait un fort arôme politique.Malgré la présence de quelques bons joueurs, les Nordiques connurent des débuts difficiles, mais l'arrivée des frères Peter, Anton et Marian Stastny changea le visage des Nordiques du tout au tout, et l'affrontement entre les deux en séries éliminatoires en 1982 marqua vraiment le début de la rivalité proprement dite. La victoire surprise en cinq parties grâce à un but de Dale Hunter asséna un violent coup aux Canadiens et ses partisans. Les Nordiques venaient d'imposer le respect et de s'établir comme un club de premier plan. Les familles et la province déjà partagés entre la formation montréalaise et celle de la capitale, se clivèrent franchement en deux clans, hostiles l'un envers l'autre.Les deux clubs se rencontreront encore quatre fois en séries au cours de l'histoire des Nordiques, et la rivalité atteint son paroxysme en 1984, lors d'un vendredi tristement célèbre. C'était le 20 avril, un Vendredi Saint, au cours duquel les deux clubs disputent le cinquième match de la série les mettant aux prises, match que les Nordiques entament en faisant face à l'élimination. Les entraîneurs Jacques Lemaire et Michel Bergeron, de même que plusieurs joueurs de chaque côté, se lançaient des invectives depuis quelques jours déjà par le biais des médias - la guerre de mots se propage même à certains journalistes eux-mêmes, qui n'hésitent pas à y donner du leur, chacun prêchant pour l'équipe de la ville où leur quotidien est basé. Québec menait par un but au bout d'une période, et en deuxième, le fougueux Dale Hunter met le feu aux poudres. D'abord, il entre en collision avec le gardien Steve Penney des Canadiens suite à un arrêt de ce dernier, ce qui entraîna une première escarmouche. Hunter est chassé pour deux minutes; dès son retour sur la glace, il récidive. Seconde mêlée. Une bagarre éclate entre Craig Ludwig et Anton Stastny. Lorsque la sirène marquant la fin de la période retentit, une escarmouche d'abord anodine entre Hunter et Guy Carbonneau dégénéra rapidement lorsque les deux bancs se vidèrent pour une bagarre générale (c'était à l'époque permis). Les ardeurs furent cependant refroidies par le coup sournois de Louis Slegher des Nordiques à l'endroit de Jean Hamel du Canadien, qui ne rejoua plus jamais au hockey par la suite. Les deux clubs retraitent finalement au vestiaire, mais le pire reste encore à venir.En début de troisième période, on a l'impression que tout est rentré dans l'ordre alors que l'arbitre, Bruce Hood, annonce la longue liste des pénalités aux deux capitaines. Cependant, personne n'a fourni aux deux clans la liste des joueurs ayant été expulsé du match suite aux hostilités. Ces joueurs ignoraient donc qu'ils n'avaient pas le droit de se présenter sur la glace et ils relancèrent le bal alors que l'annonceur-maison nommait leurs noms. Ce nouvel affrontement dura une vingtaine de minutes, au cours duquel les joueurs se pourchassaient sur la glace et se battaient avec une violence inouïe. À peine croyait-on le calme revenu que dans un autre coin de la patinoire cela recommençait. Lorsque le tout cessa finalement, les Nordiques se retrouvaient privés de Hunter, Slegher, Peter Stastny, Wally Weir et Clint Malarchuk, tous expulsés; du côté montréalais, c'est Chris Nilan, Mark Hunter, Mario Tremblay, Mike McPhee et Richard Sévigny qui sont chassés pour le reste de la rencontre. S'en suivit enfin du hockey, et si Québec augmenta son avance avec un but de Michel Goulet, le Tricolore répliqua avec deux buts de Steve Shutt, et un pour Rick Green, John Chabot et Guy Carbonneau, pour finalement gagner 5 à 3 pour éliminer les Nordiques.L'année suivante, les Nordiques obtiennent leur revanche, alors que Peter Stastny marque le but gagnant au terme du septième match opposant les deux camps, éliminant ainsi le CH. Puis au cours des séries de 1987, les Nordiques ont une chance en or de refaire le même coup aux rouges, mais Alain Côté se voit refuser ce qui aurait été le but gagnant - ce but est encore controversé aujourd'hui et il alimente bien des discussions.Par la suite, les Nordiques passèrent par des jours plus difficiles, qui eurent pour conséquence de diminuer l'animosité et de faire retomber un peu la poussière sur cette guerre entre les deux clubs, ainsi qu'entre les nombreux amateurs de hockey québécois. Lorsqu'en 1993 les Nordiques montrent de nouveau des signes positifs avec les Joe Sakic, Mats Sundin, Owen Nolan et compagnie, la flamme se raviva, alors que les deux clubs en venaient aux prises en quarts-de-finale de Conférence. Les Nordiques causèrent une surprise en remportant les deux premiers matches, mais Patrick Roy offrit de brillantes performances par la suite, éliminant non seulement les bleus, mais avec ses 11 victoires d'affilée, dont 10 en prolongation, il conduit ses Canadiens à la Coupe Stanley.La page d'histoire fut tournée le 26 avril 1995, alors qu'au cours du tout dernier match entre les deux clans, ils se livraient un verdict nul de 1-1.
Channel: Sports
Uploaded: November 30, 1999 at 12:00 am
Author: simon82666
Length: 09:44
Rating: 4.78
Views: 155823
Tags: bataille brawl Canadiens fight general generale lnh montreal nhl Nordiques quebec
Video Comments
|
philippeb8 (November 30, 1999 at 12:00 am)
Tout le monde s'en crisse du Quebec pis de son histoire! Vis dans le present, ouvre tes yeux et realise que les jobs sucent a Quebec...Je vivais a Ottawa et alle 1 fois dans le Vieux Quebec pour un diner des fetes... Il faisait -40C. Jamais retourne dans le Vieux Quebec.
mickmart1 (November 30, 1999 at 12:00 am)
du bon vieu hockey
zazounette87 (November 30, 1999 at 12:00 am)
trop nul
christeli (November 30, 1999 at 12:00 am)
Hé les gars, y a Meldoune ici qui essaye de vous en passer une. Au contraire, la ville de Montréal est reconnue comme étant une des métropoles les plus sécuritaire au monde pour sa grosseur. Le pauvre mec a pas fait ses devoirs. On pourrait peut-être lui dire de revenir quand il aura des propos plus sensés à nous proposer?
Krazyfr0g (November 30, 1999 at 12:00 am)
hahaha t'as ben l'air complexé par ton mignon village... faches toi pas les gens de la ville on rien contre Québec... C mignon comme tout, C sur qya le village saint-sauveur qui donne pas sa place non plus... Mais Québec c bien ;)
Meldoune (November 30, 1999 at 12:00 am)
et aussi que votre sale ville n'est qu'un ramassis de criminels! Une des villes au taux de criminalité le plus élevé! Belle réputation... Ouh! vous-avez le centre Bell, un centre-ville avec un édifice en pinte de lait, le métro et le Mont Royal...wow, que c'est impressionnant! Vous valez pas mieux que toutes les villes du Québec alors arrêtez donc de vous pêter les bretelles!
Meldoune (November 30, 1999 at 12:00 am)
Pis vous, vous pouvez ben crever dans votre espèce de ville-Poubelle au relent de Tchernobyl! Vous êtes juste jaloux, car votre Montréal n'est pas la capitale nationale et ne le sera JAMAIS! Car Québec est LA plus belle ville du Canada et dans le top 20 des plus belles villes du monde! Parce que Montréal ne vaudra jamais Québec sur le plan historique (votre Vieux-Montréal, pfff, ne me faites pas rire, n'arrive même pas à la cheville du Vieux-Québec)!
Meldoune (November 30, 1999 at 12:00 am)
As-tu au-moins ta sixième année pour parler comme ça?
gerald558 (November 30, 1999 at 12:00 am)
les coups de poing de Louis Sleigner était bon...hihihi
gerald558 (November 30, 1999 at 12:00 am)
Meme les partisans des canadiens ennuie des nordiques, vrai ou faux, columbus et nashville un vrai farce gracieuté notre ami de toujours le président de LNH , notre tous dévoué Betman a marde |
|